Le 8 juillet j'arrivai à Singapour, je changeai immédiatement quelques uns de mes 3000$AU afin d'avoir quelques liquidités pour le Week-end.
Pas besoin d'être perspicace pour comprendre l'équation évidente qui s'imposait :
Singapour = Ibn
W-E + Ibn = sorties, folie, alcool, carence alimentaire et manque de sommeil
.
En conclusion, les retrouvailles ont été à la hauteur des attentes et la petite bande de Singapour a défiée tous les interdits le temps de 2 soirées.
Mon petit retour aux aurores devant une porte fermée et une sonnette trop timide pour réveiller un des survivants du naufrage éthylique m'a value une nuit ou plutôt une matinée sur un transat de
la piscine. Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point un tour du monde peut être éprouvant
.
Le 11 juillet je m'envolai vers Hat Yai, où le gros m'attendait avec impatience... J'étais également très impatient, tellement impatient que j'en ai quitté l'espace "Arrival" sans attendre mon
sac. Je m'en rendis compte à peine le seuil de sécurité franchit mais le retour en arrière d'un seul pas déclencha l'alarme
.
Je du aller remplir une déposition sur le "formulaire vert" afin de pouvoir récupérer mon bagage
.
Le Manus n'était de toute manière pas encore là, et ce petit contretemps nous permit d'être finalement parfaitement synchronisés.
- Tchuss ma couille, comment ça va ??? T'as fait bon vol ?
- Ouep tchuss gros, tout va bien nikel et toi ?
- 'tain j'ai tellement de truc à te raconter j'sais même pas par quoi commencer !
- Pareil, trop de trucs à te raconter...
- Ouai attend dit rien, on va d'abord aller boire une bière
.
Honnêtement, il paraissait s'être déroulé une éternité depuis notre séparation à Sydney. Je retrouvais un Manus en pleine forme, affûté, et les cheveux dorées
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Tiens tiens les cheveux blonds ça change, pourquoi ne pas se faire un ptit délire blondiné
. Au moins ça expliquera la
diminution de QI qui s'observera lors de notre séminaire de rattrapage de la célébration de nos 24 mois de voyage... à cela s'ajouteront le 25ème et le 26ème d'ici le lancement des hostilités.
Salut les poussins, ça va ?
Ainsi une petite semaine de récupération et de préparation s'imposait, avec sport, repos et alimentation équilibrée
.
Le 18 juillet nous arrivâmes à Patong, l'endroit parfait pour ce genre de colloque alcoolique
.
Le 19 au soir, c'est l'arme au poing que nous nous plantâmes nos 1ers jalons.
Les quelques jours qui suivirent furent plus nocturnes que diurnes
, mais nous commençâmes à ressentir le besoin de
calmer le rythme.
Nous nous octroyâmes une petite balade à scooter sur l'îles de Phuket... reposante et apaisante
.
Puis Jérémie, notre Jérémie, notre petit Benchi de Chiang Mai se mis en tête de nous rejoindre.
Il airait à Bangkok en attendant son départ pour l'Inde, mais l'ennui le gagnait.
Si tôt dit, si tôt fait, le lendemain il occupait la chambre voisine. Ne pouvant déroger à la règle des retrouvailles, il fallait fêter l'occasion dignement... et Patong était l'endroit parfait
pour fêter ce genre d'occasion
.
Le mot d'ordre était : "ce soir on se la colle !!!!"
.
Un petit repas avec nos amies masseuses nous permis de prendre une soirée de congé
.
Le trio poursuivit ce rythme acharné durant une bonne partie de la semaine, c'est donc logiquement la mine ravagée et embuée...
...que l'on quitta ce petit paradis afin de rejoindre Chiang Mai pour Manus et moi (il s'imposait de retourner à la maison avant de quitter définitivement l'Asie
), Bangkok pour l'ami Benchi.
Après un passage incontournable au 7-11 afin de se sustenter (et non toujours pas tenter de se sucer), le trio fit ses au-revoirs.
Le 1er août nous arrivâmes à Chiang Mai. Le dicton "Une de perdue, 10 de retrouvées" s'applique également pour les amis.
Nous retrouvâmes également les chambres que nous avions occupées lors de notre 1er vrai long séjour sur Chiang Mai.
Préparant consciencieusement notre future expédition en amérique latine
nous avions anticiper le manque de place
libre dans nos passeports. Quelques semaines auparavant, nous avions réalisé les démarches nécessaires auprès de l'ambassade française de Bangkok, qui nous avait fixé un RDV le 8 août à 8h30.
En ce qui concerne le renouvellement de passeport en Thaïlande, c'est simple, efficace et gratuit. L'ambassade française vous délivre un nouveau passeport, avec un nouveau numéro de passeport mais avec une date d'expiration similaire. Durant la confection du nouveau vous gardez votre passeport actuel. Vous pouvez choisir de retirer votre nouveau passeport dans n'importe quelle ambassade ou consulat français de Thaïlande. Se trouvant dans un pays étranger, une simple lettre justificative vous permet de faire le lien entre votre ancien passeport comportant le visa d'entrée et votre nouveau passeport vierge.
Le programme était simple : prendre un bus de nuit afin d'arriver à Bangkok le matin, prendre disposition de notre chambre dans l'un de nos hôtels particuliers, revoir quelques amis, se pointer à l'ambassade et prendre le 1er bus retour pour Chiang Mai.
Le programme a été respecté à la lettre, mais dans l'engouement des retrouvailles une soirée légèrement alcoolisée s'improvisa et s'acheva aux aurores
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C'est donc après une nuit blanche et avec un taux de gammas GT chargé au maximum que nous arrivâmes la mine défaite à l'ambassade. L'ambiance y était détendue et joviale... ça tombait bien nous
aussi
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Nous nous étions munie de photos d'identités avérées inutiles puisque tout se réalisant numériquement on nous tira directement le portrait sur place. Ces photos sur lesquelles des yeux vitreux et
un teint blafard en indique long sur notre état, nous permettront de nous remémorer ce moment "particulièrement particulier" à chaque fois que nous ouvrirons nos passeports
.
On ne va pas vous faire un remake ennuyeux des 4 derniers articles sur Chiang Mai (vous savez très bien qu'on s'y sent simplement bien), mais simplement un petit récapitulatif des faits marquants.
Le 11 août l'une de nos amis se fractura le genou à la suite d'un malencontreux accident en scooter. Nous étions là afin de l'épauler.
Le 15 août j'organisait une soirée blanche pour mon 32ème anniversaire. Ne faisant jamais les choses à moitié, Manus et moi se décolorâmes les cheveux afin d'être assortie à notre tenue
.
Pour ma part faisant toujours les choses plus qu'en entier je me permis d'assortir mes dents et ma montre à ma tenue
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Avant :
Après :
Comme cadeau d'anniversaire, Manus m'a fait l'immense surprise de me faire un chèque
... qui s'avéra être en blanc
également.
Et comme il n'y a pas d'anniversaire sans gateau...
M'étant intéressé au blanchiment des dents durant un long moment et pour en avoir fait personnellement l'expérience, je me permet de vous en dévoiler tous les secrets, car internet ou même les cliniques dentaires restent très flous sur le sujet.
Les méthodes sont de nos jours quasi similaires partout et ne comportent pas de danger pour l'émaille des dents.
Il existe 2 méthodes vérifiées et efficaces (dans leur limite respective) utilisant le même produit (peroxyde d'azote qui a pour réaction de briser la chaîne protéique responsable de la coloration de vos dents) : le blanchiment en clinique ou le traitement à la maison.
Vous pouvez oublier les chewing-gum whitening, les dentifrices du genre émaille diamant ou extra-bright (qui sont abrasifs et donc abîmes l'émaille) ou tous autres recettes de grand-mère.
- Le principe du blanchiment en clinique est de vous appliquer du peroxyde d'azote concentré à 35% et d'activer la réaction par laser ou par lampe UV durant une séance d'environ 1h. L'avantage est d'obtenir un résultat rapidement, par contre vos dents seront douloureuses et sensibles durant les 3 jours qui suivront.
- Le principe du blanchiment à la maison est d'appliquer du peroxyde d'azote concentré à 15% ou 20% (contenu dans de petites seringues) sur des gouttières en plastique spécialement adaptées à vos dents. C'est beaucoup plus contraignant dans le sens ou vous devez garder les gouttières durant 6h à 8h (le mieux étant durant votre sommeil) et cela pendant plusieurs jours (1 seringue peut servir à faire 6 à 10 séances selon les doses utilisées), par contre c'est moins douloureux, beaucoup moins onéreux et vous pouvez gérez votre niveau de blanchiment à votre guise (en arrêtant quand le résultat est suffisant ou en rachetant des seringues si il ne l'est pas).
Pour avoir testez ses 2 méthodes, je vous conseillerais la méthode à la maison. Même si les gouttières plastiques (vous donnant des allures de boxeur) est un tue-l'amour et que ce n'est pas spécialement agréable, vous aurez des résultats significatifs avec seulement 1 seringue.
Avec une séance en clinique vous obtiendrez peut-être au mieux le résultat obtenue avec une seringue et c'est 6 fois plus cher
.
J'arrête les explications ici, avant que vous soyez saoulé et ayez une DENT contre moi
.
Le 21 août nous fîmes l'allé-retour jusqu'à la frontière du Myamar (Birmanie) afin que Manus obtienne un tampon lui permettant de rester 15 jours supplémentaires en Thaïlande (durée qu'il me restait sur mon visa de 2 mois).
Nous parcourûmes les 280km qui séparait Chiang Mai de May Sai (poste frontière le plus proche) en scooter et malheureusement sous la pluie.
Nous logeâmes une nuit sur Chiang Rai...
Notez la présence de deux 7-11 en vis-à-vis
...avant de reprendre la route sous un beau soleil cette fois-ci
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Notre petit shop à "fruit shake" favoris tenue par l'innocente et sympathique "Nui"
Recontre avec Natashia qui voyageait entre l'Inde et l'Asie du sud-est depuis déjà 9 mois.
Non !!! Nous ne nous sommes pas rencontrés durant un séminaire de blanchiment "de dents"
... ni dehors d'ailleurs
.
Elle séjournait sur Chiang Mai depuis déjà 1 mois et suivait assidûment des cours de massage... elle nous présenta ses ami(e)s.
L'ambassade française nous ayait promis de pouvoir retirer nos nouveaux passeports dans le consulat de Chiang Mai sous 8aine et surtout de nous prévenir lorsque cela serait possible. Ainsi nous
commencions à nous inquiétez de ne pas avoir de nouvelles après 18 jours
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Un appel téléphonique au consulat nous permis simplement de remarquer qu'ils avaient oublié de nous prévenir... la conscience professionnelle française nous suivra jusqu'au bout du monde
.
Le bâtiment n'était en plus pas facile à débusquer, même l'adresse en poche, puisque cacher au fond d'une longue allée et sans vrai indication flagrante.
Nous savions que le consulat était abrité dans les murs de l'Alliance Française... mais ce gros panneau est caché par les arbres lorsque vous circulez sur la route.
Le numéro était le 187, mais comme partout dans le monde les numéros sont en option pour la grande majorité... ainsi nous pouvions cibler entre le 175 et le 197
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La seul indication permettant de savoir que vous étiez bien au consulat était ce papier A4 plastifier sur le portail. Si vous ne pouvez distinguer ce qu'il y a d'écrit, ne vous inquiétez pas on y
avait pas réussit non plus
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Le seul panneau réellement visible était celui de la Cafète... et nous ne savons toujours pas ce que c'est
.
Un peu plus tôt nous nous étions sérieusement penché sur l'itinéraire à suivre pour la suite de notre voyage en amérique latine. Fidèle à nos envies et planifications initiales, il s'agissait de commencer par le sud... mais alors ce qu'on peut appeler le SUD (Ushuaia) puis remonter vers le nord jusqu'au Brésil, rejoindre l'ouest (Pérou) et remonter jusqu'au Mexique..
Le problème étant que le climat du sud de l'Amérique latine était froid en cette période de l'année, mais tendait à se réchauffer. Ainsi nous prîmes la décision de s'octroyer notre dernière destination asiatique avant le grand départ.
Les Philippines n'étaient pas prévue au départ, mais au fil des rencontres et des discussions notre intérêt pour se pays se développa... place à l'improvisation
.
Avant le grand changement il fallait aussi se faire un dernier petit rappel gustatif
... avec un colis from France de
la part de Fanny "Mengus", de Tikette et de mes parents... un grand merci à eux
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Dans les 2 colis il y avait des bretzels, du foie gras, de la saucisse, du fromage, des biscuits et et et... 5 bouteilles de vin.
On a tranquillement débouchonné une 1ère bouteille pour l'apéro, puis enchainé pour la digestion, ouvert une autre pour notre partie de foot sur PS2, puis une quatrième pour fèter la victoire. Ne
voulant pas boire l'ensemble des bouteilles en une seule journée on s'obligea à garder la dernière (et la meilleure) pour le lendemain
... la prochaine fois envoyez-nous moins de victuailles
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Mais aussi avec la grâce à lla cuisine locale... miam miam miam
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Le 3 septembre nous embarquâmes dans un bus de nuit nous emmenant à Bangkok (la ville où nous nous sommes le plus rendu durant notre voyage), une sensation de nostalgie s'empara de nous une fois
de plus. Cette même sensation qui nous envahit toutes les fois où nous avons quitté la Thaïlande
... mais cette fois-ci
nous n'y reviendrons définitivement plus.
Le 4 septembre en début de soirée, un avion nous décola pour Manila, la capitale des Philippines
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